4eme Republique Dissertation Topics

Exemple de sujet qui requiert un bon esprit de synthèse mais aussi une bonne connaissance de la période afin de pouvoir en dresser une analyse aussi précise que pertinente.

Histoire – Toutes séries

L’échec politique de la IV° République

Exemple de sujet qui requiert un bon esprit de synthèse mais aussi une bonne connaissance de la période afin de pouvoir en dresser une analyse aussi précise que pertinente. L’Histoire politique de la IV° République, pourtant brève, à peine 12 ans, n’en demeure pas moins complexe dans un régime qui a structurellement favorisé l’instabilité ministérielle. Sans se perdre dans ce détail, il fallait pouvoir juger de la part qu’elle a prise dans l’échec politique du régime.

Introduction 

Dans le contexte d’après-guerre, la IV° République porte à la fois les espoirs de la paix retrouvée et de son corollaire, la reconstruction. Le traumatisme de la collaboration et la crainte des dérives du passé, l’ombre de Vichy plane encore, Pétain condamné à mort  a vu sa peine commuée à un emprisonnement à perpétuité, et donc aussi de la question de la forme que devra prendre la Constitution du nouveau régime

I – Naissance de la IV° République : un accouchement dans la douleur (1946 – 1950)

1- Le choix d’une nouvelle constitution (1946)
* Débat très vif au sein du GPRF pour déterminer quel type de régime pour la France
* Des institutions qui privilégient la pluralité : le mode de scrutin proportionnel à un tour assure l’entrée à l’Assemblée de plus de partis et rend difficile l’émergence d’une majorité
* Le pouvoir du législatif sur l’exécutif
* Se sentant trahi, de Gaulle quitte la présidence du Conseil
=> Personne ne le rappelle, c’est la naissance du Tripartisme, coalition de centre gauche
2- L’« année terrible » (1947)
Dans un contexte de pénurie aggravée (les tickets de rationnement ont été maintenus), le régime doit affronter une triple crise dont les tenants et les aboutissants ne sont pas dissociables :
- Crise sociale : grèves d’avril–mai et de novembre–décembre qui débouchent sur le départ des communistes
- Crise politique : échec du Tripartisme qui laisse sa place à une coalition de centre gauche, la « troisième force »
- Crise internationale : le contexte de Guerre froide (pressions économiques et politiques des Etats-Unis)    

II – Les grandes heures de la IV° République (1951 – 1955)

1- Le démarrage
Avec la prospérité retrouvée (l’aide Marshall porte ses fruits), l’expérience du ministère Pinay marque une phase de stabilisation monétaire, économique et donc politique
=> Echec du RPF et des tentatives du général de Gaulle de substituer au régime parlementaire un pouvoir présidentiel fort
2- Promesses et désillusions
* PMF puis Edgar Faure conduisent une gestion pragmatique : le « je fais ce que je dis » de Pierre Mendès France s’inscrit dans un calendrier qu’il s’efforce de tenir (modernisation de l’appareil de production industrielle et de l’agriculture française, règlement des questions coloniales)
* Défaite en l’Indochine : à la perte de la première colonie française, s’ajoute le discrédit, aux yeux de l’armée française, de ses dirigeants politiques…
* … Répétition générale de la guerre en Algérie qui commence (automne 1954)
3- La chute (1956/57 -1958)
- Les faux-semblants du gouvernement Mollet (1956/57)
* Le plus long des ministères de la IV° est surtout celui de l’enlisement dans la guerre algérienne : une mobilisation toujours plus grande et le scandale de la torture : le national mollétisme (en référence aux décisions de Guy Mollet)!
* Remise en question du régime sans gouvernail
- Instabilité ministérielle chronique
- Le coup de force de de Gaulle (mai 1958) : il accepte de trouver une solution à la crise algérienne en échange de la promesse de l’instauration d’une nouvelle Constitution

Conclusion

Le retour de l’homme du 18 juin signe l’arrêt de mort de la IV° République.

Marc Sagot


Résumé du document

« Les constituants de 1946 se rendent compte qu'il faut s'efforcer de lutter contre l'instabilité ministérielle et procéder à une indispensable rationalisation du système politique. Des efforts seront faits, dans ce sens, mais sans succès ». Jean Gicquel

Dans cette citation de Jean Gicquel juriste français résume de manière suscinte mais efficace le régime de la IVe république c'est-à-dire un régime comportant des points positifs, mais également négatifs.
La Troisième République fut la première constitution écrite instituée en France. Elle rompt avec l'alternance entre monarchie et République. Elle a été en vigueur de 1875 à 1940.

« Face aux dysfonctionnements de la IIIe République en France, surnommée la République des parlementaires » à cause des attaques incessantes du Parlement contre le gouvernement, et ceux de la République de Weimar (1919/1933) en Allemagne, qui installa Hitler au pouvoir en 1933, une réflexion émerge afin de rendre les mécanismes du régime parlementaire plus efficaces ».

En effet les constituants de 1946 ont tenté de rationaliser le régime parlementaire, c'est-à-dire qu'ils ont tenté de corriger ses dysfonctionnements, forts de l'expérience de la IIIe république.
La quatrième République a été instituée en 1946 et a duré jusqu'en 1958 à l'élaboration de la constitution de la Ve République.

Une assemblée constituante est élue le 21 octobre 1945, pour élaborer un projet de constitution, projet rejeté par référendum le 5 mai 1946. C'est donc une nouvelle assemblée constituante qui a été élue le 2 juin 1946, et le second référendum se conclut par l'adoption d'une constitution, celle de la quatrième république, promulguée le 27 octobre 1946.

Extraits

[...] Elles avaient l'avantage pour les députés de leur permettre de renverser le gouvernement à la majorité relative ; ce qui empêchait là encore l'utilisation du droit de dissolution. En réalité, la procédure officielle de la motion de censure faite pour renverser le gouvernement n'entraîna jamais la démission du gouvernement. - la non-utilisation du droit de dissolution: le droit de dissolution était assorti comme on l'a vu de conditions qui rendaient son utilisation improbable. De plus, les députés en renversant le gouvernement dans des conditions non prévues par la Constitution avaient réussi à priver le gouvernement de cette arme. [...]


[...] Comment la rationalisation de la quatrième république constituera à la fois un élément bénéfique ainsi qu'un dérapage ? Dans un premier temps, nous étudierons le parlementarisme rationalisé de la IV république puis dans un second et dernier temps nous analyserons le dérapage du rationalisme. I. Le parlementarisme rationalisé de la IVème République Cette idée de rationalisation du parlementarisme n'est ni nouvelle, ni propre à la France. D'une part, on la retrouve exprimée par de nombreux hommes politiques sous la IIIème République (Tardieu, Blum). [...]


[...] Cela pouvait en effet déclencher la dissolution de l'Assemblée nationale. B. Le droit de dissolution. Il est prévu aux articles 51 et 52 de la constitution de 1946. Les constituants ont voulu réhabiliter ce droit de dissolution, parce qu'ils ont conscience qu'il est nécessaire pour éviter l'instabilité gouvernementale. En même temps les constituants restent relativement méfiants et ne vont pas aller au bout de cette logique de réhabilitation. Ils prévoient une procédure tellement restrictive que la dissolution sera quasiment impraticable sous la quatrième république. [...]


[...] Les parlementaires ont réussi à déjouer cet effort de rationalisation, et la situation décriée sous la troisième république va réapparaître : 25 gouvernements en 12 ans. La durée de vie moyenne d'un gouvernement est donc de 7,2 mois. Il n'y a pas de politique durable possible. On peut avoir une impression première de toute puissance du parlement puisque sous la quatrième république c'est lui qui décide de la politique de la nation, et non l'exécutif. On a parlé à ce propos de souveraineté parlementaire. [...]


[...] Par exemple lorsque éclate l'insurrection d'Alger le 13 mai 1958, la France n'a pas de Gouvernement. Voilà près d'un mois que le Président du Conseil F. Gaillard a démissionné. -De plus un dessaisissement du parlement va apparaître. - échec des révisions constitutionnelles: ce fut le cas de la révision de. La loi constitutionnelle 1954 retirait à l'Assemblée nationale le monopole qui lui conférait l'article 14 de la constitution d'être saisie des projets budgétaires, le gouvernement peut les déposer indifféremment sur le bureau de l'Assemblée ou sur celui du Conseil. [...]

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